Assat, notre histoire au fil de l’eau 2017-11-21T13:52:56+00:00

Assat, notre histoire au fil de l’eau

Il fait bon vivre à Assat

Situé dans le département des Pyrénées-Atlantiques, à 8km de Pau, le village compte 1900 Assatoises et Assatois. Cette ancienne bastide béarnaise s’étend en bordure du Gave de Pau. Son pont suspendu, refait en 1938, est l’un des ouvrages d’arts parmi les plus connus du secteur.

A quelques encablures de Pau, avec une vue imprenable sur les Pyrénées, la commune compte aujourd’hui 1 900 habitants. Attachée à la valorisation de sa production maraîchère, notre commune, située entre plaine de Nay et bassin de vie palois, dispose d’atouts qui séduisent beaucoup de nouveaux résidents. Située à proximité immédiate du pôle aéronautique Safran de Bordes, Assat dispose de toutes les commodités tout en offrant un cadre de vie agréable.

Un peu d’histoire

Non loin du château de Durfort, un ancien gué permettait aux troupeaux en transhumance venant de la vallée d’Ossau de rejoindre les landes du Pont-Long (au nord de Pau).

Il semble que vers 1280, une bastide est créée par Gaston VII Moncade. En 1391, elle est mentionnée comme la plus ancienne du Béarn. Elle est peu peuplée, de sorte que cette année-là Gaston Fébus en confirme les droits, mais la rattache au village voisin et plus ancien d’Assat qui, après diverses péripéties, finit par en racheter les terres en 1606.

Cette histoire explique la structure très particulière du village d’Assat. La partie bastide est limitée à quelques rues parallèles assez courtes encadrant une place, petite comme celles des toutes premières bastides béarnaises.

Au-delà, les rues sinueuses prennent le relais et révèlent la structure de l‘habitat traditionnel antérieur à la bastide: celle des maisons casalères (fermes et dépendances juxtaposées), entre lesquelles la voirie serpentait. Aujourd’hui ces rues sont bordées de murs en galets du gave, interrompus par les portails.

Majestueux pont d’Assat

C’est au XIXème siècle que fut construit le premier pont d’Assat, surplombant l’ancien passage à gué, sur le Gave de Pau. Il a connu trois vies depuis sa création, entre 1849 et 1852 selon les plans de l’ingénieur Marc Seguin. A l’époque, les entrées de pont étaient fermées par des portails en fer forgé. Un péager avait même été installé par le concessionnaire !

Racheté en 1870 par le Département, il fut ensuite fermé pour cause de danger, puis reconstruit en 1888. Une fois encore, il ne résista pas au temps.
Ce n’est en qu’en 1938 qu’il prend son véritable élan. Depuis cette date, l’architecture de cet ouvrage d’art n’a pas évolué, même si une grande restauration a été effectuée en 2005.

Gave de Pau

Chronologie sommaire

10 000 ans avant JC et période antérieure : des outils en pierre taillée
La zone des coteaux entre les vallées du gave et celle de l’Ousse était parcourue et probablement habitée : de nombreux bifaces en pierre taillée ont été trouvés sur le territoire d’Assat.

-8000 à –4000 : des outils en pierre polie
Des outils en pierre polie attestent d’une occupation humaine sur le versant sud du coteau d’Assat.

Premier siècle av. J.-C. : le castéra d’Assat

Château d'Assat

Le site du castéra d’Assat, actuellement sur la commune de Bordes est fortifié : talus, fossé, enceintes.

Cette fortification est probablement destinée à surveiller et contrôler le gué du gave de Pau utilisé dans les périodes de transhumance entre la montagne (vallée d’Ossau) et les pâturages des landes du Pont-Long.

Les fouilles effectuées à diverses reprises ont livré des débris d’amphores destinées au transport du vin.

Jusqu’en 980, on ne trouve aucune trace archéologique ni aucune mention écrite de l’existence d’Assat.

980 : les deux églises d’Assat
Le cartulaire de Lescar (cité, en 1640, par l’historien Pierre de Marca) atteste que l’église Saint-SeverSaint-Martin et Saint-Sever. d’Assat fut donnée en fief à un abbé de Lescar, vassal du duc de Gascogne. Il existe alors deux églises à Assat.

1117 – XIIe siècle : destruction de l’église Saint-Martin et premiers éléments d’un château.
Après de longs procès entre les seigneurs d’Assat et l’évêché de Lescar, Sicard d’Assat, moyennant d’importants dédommagements, accepte, en 1117, la suppression et la destruction de l’église Saint-Martin.

C’est au milieu du XIIe siècle que sont construits les premiers éléments en pierre du château d’Assat. Ce château contribuait à la défense de la frontière orientale du Béarn et contrôlant le gué du gave.

1280 : la bastide de Durfort
Vers 1280, Gaston VII de Moncade (dit aussi Gaston VII de Béarn) fait implanter la bastide de Durfort près du château : il s’agit d’augmenter la population dans la partie orientale du Béarn. Cette bastide est considérée comme la plus ancienne du Béarn.

1385 : 47 feux et 7 fiefs
Le dénombrement de 1385, organisé par Gaston Fébus, indique la présence de 47 feux ou « maisons ». On peut évaluer la population à 250 habitants.

De la fin du XVe siècle et jusqu’à la Révolution, Assat est partagée en 7 fiefs ayant chacun son seigneur (Comte de Béarn pour la bastide de Durfort, seigneurs de Saint-Aubin, Candau, Soumoulou, Castaing, Cauna et évêque de Lescar pour le fief dit du Prieur).

En outre, il existait un fief isolé au nord-est du village : la maison noble de Lanusse d’Assat. Paul Raymond note que la commune comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn. La commune est alors qualifiée de première bastide de Béarn.

1557 : réformés et catholiques
Les deux cultes cohabitent de 1557 à 1570 : Assat est à la fois le capdeuil (chef-lieu) des paroisses catholiques de Bordes, Bezing, Meillon, Aressy et Narcastet et le siège des réunions (synodes) d’une partie des protestants de la plaine de Nay. Les deux communautés coexistaient et célébraient les offices à des heures différentes dans l’église.

1570 : abolition de la religion catholique
Après la guerre de 1569 qui épargna Assat, les biens des églises sont saisis sur ordre de Jeanne d’Albret. Le culte catholique est supprimé. Un pasteur est nommé à Assat.

1599 : rétablissement du culte catholique
Après la conversion d’Henri IV au catholicisme, le culte est de nouveau autorisé. Les biens saisis sont rendus en 1617. Les jurats d’Assat veillent à ce que catholiques et protestants vivent en bonne entente.

1683 : la déclaration générale de la communauté d’Assat
C’est un document important qui fait état des droits et devoirs de la communauté.

1789 : le cahier de doléances
Comme toute communauté, Assat, établit un cahier de doléances demandant l’abolition des privilèges seigneuriaux. L’histoire d’Assat se confond désormais avec celle de la France.

1850 : le premier pont d’Assat
Un pont suspendu, à péage, fut établi en 1850 à l’emplacement du gué et une nouvelle route fut établie pour rejoindre, au nord, celle de Pau à Soumoulou.
La mise à l’épreuve du Pont d’Assat en 1938

1860-1867 : construction du canal du Lagoin.

1867 : La Compagnie des chemins de fer du Midi a achevé la liaison Pau-Tarbes, la voie ferrée dessert désormais Assat qui dispose d’une gare.

1873 : construction d’une nouvelle église au centre du village, en remplacement de l’ancienne église romane située en bordure du gave, dans l’enceinte du cimetière.

1938 : inauguration du nouveau pont suspendu remplaçant le premier pont.

Mise à l'épreuve du po,nt d'Assat en 1938

La mise à l’épreuve du Pont d’Assat en 1938

Liste des Maires

Depuis la Révolution (information Wikipédia)

1790 1791 Jean Poeymirau
1792 1796 Pierre Biraben
1796 1803 Jean Bordenave, dit Lagahe
1803 1804 Jean-Pierre Vergez
1804 1813 Jean Poeymirau
1813 1816 Jean Laban
1816 1826 Pierre Dabancens
1826 1830 Isacq Ségassie dit Soubervielle
1830 1835 Jean-Pierre Pètre-Bordenave
1835 1843 Joseph Saint-Lup
1843 1847 Pierre Nougué
1847 1848 N. Segassie
1848 1853 N. Mauhourat
1853 1854 N. Lamasou
1854 1860 N. Bacqué
1860 1870 Charles Sallé
1870 1876 Pierre Saint-Lup
1876 1878 Charles Sallé
1878 1912 Jean-Baptiste Pètre
1912 1919 Jean Pètre-Conderine
1919 1929 Bernard Vignau-Bégué
1929 1935 Joannès Bergeret
1935 1944 Jean Lanne
1944 1953 Joannès Bergeret
1953 1977 Gaston Eschaas-Tourné
1977 1983 Jean Marque-Bérot
1983 2001 Jean-Claude Duhieu
2001 2008 André Marque
2008 en cours Pierre Rodriguez

Événements Assatois

Cérémonie du 11 novembre 2017

CEREMONIE DU 11 NOVEMBRE 2017: Michel SASSUS-LACAZE à l’honneur.

Une foule nombreuse est venue cette année 2017 assister à la cérémonie du 11 novembre. Après un point prière à l’église, de nombreux assatois et amis, élus, anciens combattants, familles, enfants des écoles,  représentant de la Gendarmerie, ont bravé la météo pluvieuse et ont fait corps autour du monument aux morts pour honorer les soldats tombés au champ d’honneur.

La cérémonie revêtait un caractère particulier puisque ce fût l’occasion de mettre à l’honneur Michel SASSUS-LACAZE, qui s’est vu décerné les insignes d’Officier de l’Ordre National du Mérite des mains du  Colonel de réserve Bernard BROISAT, lui-même assatois, et décoré en avril 1017 également à titre militaire.

 En présence de son épouse, de sa famille, et très ému, le récipiendaire était chaleureusement félicité par tout le nombreux  public présent, parmi lequel, quelques compagnons d’Arme venus entourer leur camarade.

Cette remise de décoration très solennelle était très émouvante et rythmée par le son de la trompette de la petite « Mélodie » parfaite dans son registre, venue la clique d’ARROS-NAY.

Après La lecture du message du Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Armées par Monsieur le Maire, le dépôt de gerbe, l’appel des morts, la sonnerie « aux morts », la minute de silence, les nombreux enfants de l’école dirigés par son Directeur, M.SOULE ont entonné brillamment notre hymne National, repris par le public.

Cette cérémonie, s’est terminée selon la tradition, autour du verre de l’amitié  offert par la municipalité à la salle des sans-soucis.

Pour rappel, nous nous retrouverons devant le monument aux morts le 08 mai puis le 11 novembre 2018 qui sera encore une cérémonie particulière puisqu’il s’agira de la commémoration du centenaire de l’armistice de 1918, au cours de laquelle des noms de soldats originaires d’ASSAT morts au combat seront rajoutés sur la stèle.